Association Syndicale des Marais de la Gachère

Le marais, une nature fragile à préserver

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Projet de pêche à l’anguille :
les ASA proposent une voie durable, enracinée dans le terrain

Plutôt qu’une interdiction uniforme, les ASA proposent une alternative durable, enracinée dans la réalité du terrain. Les ASA appellent à repenser la réglementation pour concilier protection de l’espèce et préservation active des milieux naturels.

Nos marais salés vendéens sont en danger

Courrier de contribution à l’enquête publique sur le projet 2025/2026 d’arrêté portant nouvelles dates de pêche de l’anguille européenne

Le Projet 2025/2026 d’arrêté portant nouvelles dates de pêche de l’anguille européenne, renouvelle, dans son article 4, l’interdiction de la pêche récréative de l’anguille en domaine maritime en aval de la limite de salure des eaux, donc également sur les marais salés de la côte vendéenne. 


Nous comprenons et partageons l’objectif de préservation de l’anguille dont les études montrent qu’elle est en danger critique d’extinction. Cependant, comme indiqué lors des précédentes enquêtes sur ce même sujet, l’interdiction totale de la pêche dans nos marais salés apparait inadaptée et contreproductive. Elle risque de conduire à l’abandon de ces zones humides qui constituent des habitats et des zones privilégiées de développement des anguilles sur nos côtes atlantiques.


Cette mesure, compréhensible au niveau européen pour préserver l’espèce, ne prend pas en compte les spécificités et fragilités des marais salés de la côte atlantique qui ont été créés et entretenus par l’homme depuis des siècles et sont maintenus en état par un équilibre très spécifique entre l’homme et la nature.


Les marais salés, et notamment ceux de Vendée, sont les sites premiers d’accueil des civelles. L’anguille y est encore présente en quantité importante, et y bénéficie d’une croissance rapide en raison d’un écosystème d’une richesse biologique exceptionnelle. Mais cet écosystème est le fruit de l’entretien minutieux prodigué par leurs propriétaires, animés par la passion, leur attachement à des traditions ancestrales et un savoir-faire transmis de génération en génération. Sans leur engagement, c’est tout l’équilibre de ces milieux qui est menacé.


L’un des principaux éléments incitatifs pour la plupart des propriétaires de marais est la possibilité de pêcher des anguilles pour leur consommation personnelle. L’anguille est en effet le poisson emblématique de ces marais. Elle symbolise le lien si particulier qui y est entretenu depuis des siècles entre l’homme et la nature. Qualifier ces propriétaires d’exercer une « pêche récréative » n’est pas représentatif de leur engagement pour la préservation de l’écosystème de ces zones humides, des anguilles et des traditions.


Il est crucial de comprendre qu’interdire aux propriétaires de pêcher quelques anguilles pour leur consommation personnelle, c’est mettre en péril la survie de centaines d’autres. Le prélèvement de leur pêche est en effet minime par rapport à la biodiversité que leur travail d’entretien permet de préserver. Une telle interdiction ne peut que décourager les propriétaires et les conduire à réduire le temps et les moyens qu’ils y consacrent, mettant en péril la pérennité de ces milieux. Elle décourage également les jeunes générations de prendre la relève, alors que, leur engagement est indispensable pour l’avenir de nos marais.


Le mouvement de déprise est engagé, nous pouvons déjà l’observer dans de nombreux marais de la côte atlantique. Le maintien de l’interdiction de pêche à l’anguille dans les marais salés accélère donc la dégradation des habitats naturels avec le risque d’une perte irrémédiable d’une biodiversité spécifique et d’un habitat favorable à l’anguille. L’abandon de ces marais leur fait par ailleurs perdre leur rôle de puits de carbone et augmente au contraire les émissions de méthane.


Nous, présidents d’Associations Syndicales Autorisées de propriétaires de marais de la côte vendéenne, souhaitons vivement que soient définies en collaboration avec les autorités compétentes, des mesures de gestion durable de ces zones humides avec l’objectif de concilier préservation de l’anguille et valorisation des efforts des propriétaires. En autorisant les propriétaires de marais une pêche limitée et encadrée, nous pourrions contribuer à la protection de ces écosystèmes précieux, et plus encore que dans les conditions actuelles, à la préservation de l’anguille. 


Le 15 mai 2025

logos marais vendéen

Daniel Rémignon : Président de l’Association Syndicale des Marais de la Gachère

Fabrice Mosneron Dupin : Président de l’Association de Défense des Marais du Payré

Pierre de Maisonneuve : Président de l’Association des Marais de la Basse Vallée de la Vie 

Nos 3 Associations Syndicales Autorisés représentent les 1200 propriétaires des 3000 ha de marais salés localisés sur les territoires de la Communauté de Communes Vendée Grand Littoral, ainsi que des agglomérations des Sables d’Olonne et Pays de Saint-Gilles Croix de Vie

Les 3 associations des marais salés de la Côte de Lumière

s’unissent pour une opération de grande envergure sur un stand au Vendée Globe.

Les marais d’Olonne, de la Vie et du Payré représentant plus de 1300 « gens des marais » ont décidé de s’unir pour tenir un stand dans le village du Vendée Globe les 23 et 28 octobre, grâce au soutien de Radio Sables.

Nos quelques 3000 hectares de marais salés ont été façonnés par les hommes au fil des siècles depuis l’antiquité. Ils recouvrent une biodiversité unique mais fragile, qui requiert un entretien quasi quotidien selon des méthodes apprises de nos anciens. Ils constituent également un patrimoine historique et culturel singulier.

Nous avons hâte de partager avec le public notre passion pour ce milieu afin de lui en faire comprendre la richesse et les mystères.

Nous vous montrerons aussi le rôle joué par les hommes et nos associations pour préserver ces marais et les transférer aux générations futures.

Nous vous présenterons également les défis que nous devons affronter. Ils sont de tous ordres.

 

Il aura fallu 2000 ans pour créer les marais, nous voulons que ça continue !

 

La fête sera belle :

Nous avons beaucoup travaillé tous ensemble et ça va faire du bruit !

     300 lots à gagner immédiatement : les bénéfices iront à la SNSM et à l’association Résilentia

Création d’un produit unique : la surprise sera dévoilée le 23 octobre.

• Création de portraits de « gens des marais » diffusé sur grand écran

• Nombreuses tables rondes avec des élus, des propriétaires etc

• Création de 6 visuels pour expliquer l’importance de notre patrimoine

Nous sommes à votre disposition pour vous en dire plus :

– Daniel Rémignon :  06 33 78 08 82 – aspmaraisgachere@orange.frASMG 85

– Fabrice Mosneron Dupin : 06 85 07 80 12 – asamaraisdupayre@outlook.fr – ADMP

– Pierre de Maisonneuve :  06 87 74 95 59 –  asso.synd.marais.bvv@laposte.nethttps://vie-jaunay.com/

 

Venez nombreux nous rencontrer le 23 et 28 octobre sur le village du Vendée Globe,

stand de Radio Sables (bd Vertime, entrée centre ville) de 10h00 à 20h00

logos marais vendéen

TRISTE ANNIVERSAIRE

Un an déjà, de l’arrêté de mars 2023 interdisant la pêche de l’anguille dans nos marais littoraux.

Cela va bientôt faire un an que l’arrêté du 9 mars 2023 a été publié. Pour rappel il interdit la pêche de l’anguille européenne quels que soient les stades en aval de la limite de salure des eaux !

Nous, propriétaires de marais, nous voilà privés définitivement et de manière unilatérale des fruits naturels de notre travail. Fruits issus de cette nature que nous entretenons, choyons et qui nous offre depuis des temps immémoriaux des animaux et des plantes pour notre consommation.

Il est désormais l’heure de faire la démonstration scientifique, et de bon sens, que cet arrêté est bardé d’illogismes et d’injustices et qu’il ne repose sur aucune donnée fiable et actualisée.

Depuis presqu’un an, l’ASMG déploie un travail de fourmi afin de faire la démonstration que nos propriétés, nos marais vendéens, concourent à la sauvegarde de nombreuses espèces, et qu’ils proposent et offrent un havre de paix unique à la biodiversité en général et à certaines espèces en danger en particulier.

Notre persévérance citoyenne trouvera son écho favorable uniquement dans notre reconnaissance comme gardiens des habitats naturels. Ces derniers permettent la réalisation des cycles biologiques des espèces tout en conservant nos pratiques ancestrales, patrimoniales et vertueuses.

Alors, RESISTONS et ne favorisons pas la déprise et l’abandon de ce patrimoine naturel  unique. Ainsi, nous ne laisserons pas sacrifier ces espaces par des projets où les dévorants intérêts de l’homme l’emporteraient !

Pour cela, l’ASMG vous enjoint à agir, à exprimer votre mécontentement et votre désaccord avec sagesse et responsabilité, et dans le respect des règles !

Daniel REMIGNON
Président de l’ASMG

notre mission

L’Association Syndicale des Marais de la Gachère est un établissement public Vendéen dont les statuts ont pour objet l’aménagement, la préservation, la mise en valeur d’un territoire d’environ 2000 hectares de marais et le respect de ses usages. Ce territoire s’étend sur les communes des Sables d’Olonne, de L’Ile d’Olonne, de Vairé, Brem et Brétignolles sur Mer.

Plus de 550 propriétaires composent l’association.

Partant de l’obligation d’assainir le territoire, une ordonnance royale de 1836 a amené l’état à engager des travaux hydrauliques avec la construction notamment du canal de la Bauduère et de son écluse, l’écluse de la Gachère de 1874 et 1881, et enfin celle de la Rocade en 1978.

Le SMMO, Syndicat Mixte des Marais des Olonnes, a quant à lui été instauré en 1981 et en partenariat avec l’ASMG, assure le suivi du site et la régulation de la Faune et de la Flore.  

Le territoire des Marais est aujourd’hui une zone NATURA 2000.