Président de l’ASMG, Daniel Rémignon alerte sur les défis qui menacent les marais du pays d’Olonne, un espace naturel aussi précieux que fragile, entre Les Sables-d’Olonne et Brétignolles-sur-Mer. Entre préservation, transmission et avenir économique, il plaide pour une mobilisation collective.
Créée en 1836, l’Association Syndicale des Marais de la Gachère (ASMG) regroupe aujourd’hui plus de 560 propriétaires répartis sur 1 300 hectares de zones humides.
Leur mission : entretenir et préserver un patrimoine naturel unique, indispensable à l’équilibre écologique et paysager du littoral vendéen.
“Notre rôle, c’est de rendre et de garder salubre cet espace qui ne l’était pas autrefois, et qui, sans entretien, pourrait à nouveau poser de graves problèmes environnementaux”, explique Daniel Rémignon.
Les marais de la Gâchère font face à de nouveaux défis, liés à l’évolution du climat et à la nécessité d’une gestion toujours plus responsable des milieux naturels. Pour Daniel Rémignon, président de l’ASMG 85, l’enjeu est clair : redonner toute leur valeur écologique, culturelle et économique à ces espaces exceptionnels, tout en rappelant qu’il s’agit d’une véritable mission et d’une responsabilité écologique à assumer par les propriétaires, les héritiers et l’ensemble des acteurs concernés.
“Les marais ne sont pas seulement un héritage, ils sont un atout d’avenir. À nous de les faire vivre, d’en prendre soin et de les transmettre enrichis aux générations futures. »
Un plan d’action sur 10 ans
L’ASMG 85 a lancé un plan d’action ambitieux, intitulé “Sauvons ensemble les marais pour demain”. Objectif : mobiliser citoyens, entreprises et institutions autour d’un programme de sauvegarde et de valorisation à long terme.
“Nous avons une cinquantaine de fiches d’actions et un horizon de dix ans. Chacun peut participer : du particulier à la grande entreprise.”
Biodiversité et économie bleue
L’association milite également pour une gestion équilibrée de la biodiversité — notamment sur la question de l’anguille — et explore de nouvelles pistes économiques, comme le “carbone bleu”, afin d’allier écologie et durabilité.
“L’économie doit redevenir un moteur pour que le marais vive, sans jamais le dénaturer.”
Une mobilisation citoyenne
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