Le Statice commun, la lavande de mer des marais d’Olonne
Le statice commun (Limonium vulgare) porte aussi le nom vernaculaire de « lavande de mer ». Cette plante aux allures et couleurs délicates enchante le marais lors de sa floraison estivale. Elle séduit par sa capacité à conserver sa beauté, même une fois séchée.
Cette caractéristique en fait un symbole de persévérance, voire d’immortalité: une plante singulière qui défie le temps et les saisons.
Sur les îlots, à fleur d’eau, sous l’effet de la brise marine,
La statice danse, gracile et sereine.
Ses pétales, tels un tapis pastel
S’étendent en nuances de mauve et de bleu.
Dans le marais, elle se dresse,
Telle une sentinelle dans cet éden.
Sa présence évoque un souffle estival,
Un éclat, que l’on voudrait impérissable.
Quand le soleil se couche à l’horizon,
Elle devient poésie sous l’ombre des flots.
Chantant l’immortelle harmonie,
De la terre et de la mer, en symphonie.
Comme bien souvent, il en existe plusieurs espèces sur nos littoraux. Dans notre marais d’Olonne, mes observations botaniques relevant de l’amateurisme, identifient toutefois le Statice commun. Est-il seul? Le Statice à deux nervures (Limonium binervosum) est-il également présent?
Cousins, ils partagent les mêmes zones et se ressemblent à les confondre. Les fleurs sont identiques mais, plus petit et plus rare, le Statice à deux nervures a les feuilles ovales disposées en couronne autour des tiges. Elles ont sur leurs faces inférieures deux nervures encadrant la nervure centrale d’où l’appellation scientifique de binervosum.
Si, à ce jour, la “lavande de mer” n’a pas conquis nos assiettes, il n’en demeure pas moins, qu’autrefois, on lui reconnaissait des propriétés astringente et anti-inflammatoire. Utilisée en décoction, elle soulageait les maux de gorge.
Aujourd’hui, sa délicatesse et sa beauté nous charment. Mais dans ce milieu aux conditions arides, son adaptation est remarquable, faite de force et de résilience. Son image, sa symbolique sont associées aux souvenirs impérissables, à l’amour éternel. Sa capacité à sécher sans perdre son éclat en fait une favorite pour la création de compositions florales.
Toutefois, n’oublions pas que les Statices dans leur milieu naturel sont protégées et très souvent interdites à la cueillette.
Le regard historique et scientifique de Patrick Mioulane (Rédacteur en chef de News jardin TV)
Le genre botanique Statice qui avait été créé en 1753 par Carl von Linné (1707 – 1778) est intégré par la nomenclature botanique internationale dans le genre Armeria (104 espèces valides) dont on connaît bien le gazon d’Espagne (Armeria maritima).
La famille des Plumbaginaceae (14 genres, 1 169 espèces) doit son nom au genre Plumbago, représenté dans les jardins par la dentelaire du Cap (Plumbago auriculata).
Le genre Limonium a été créé en 1754 par le botaniste d’origine écossaise Philip Miller (1691 – 1771) qui s’est inspiré du grec ancien leimon, prairie, allusion au fait que ces plantes se rencontrent souvent dans les prairies salées du littoral.
Le genre Limonium compte officiellement 662 espèces d’origines cosmopolites, mais dont la plupart proviennent de l’Est du pourtour méditerranéen jusqu’à l’Iran. Ce sont des plantes halophiles (qui apprécient les sols salés).
Limonium vulgare porte aussi les noms vernaculaires de saladelle et lilas de mer.
Limonium binervosum est aussi appelé statice de l’Ouest
Limonium sinuatum, le statice sinué appelé aussi gazon d’Olympe ou saladelle à feuilles sinuées, est l’espèce la plus couramment cultivée par les jardiniers pour faire des bouquets secs. Il en existe de nombreux cultivar offrant une large palette de coloris.
Sources :
Photos : Jean-François CAHUEAU
Textes :
- Jean-François CAHUEAU – Membre de l’ASMG
- Mélanie DURANTEAU – Graphiste
- Patrick Mioulane – Expert, rédacteur en chef, passionnément jardin…
http://www.newsjardintv.com/
https://www.youtube.com/channel/UCYsThm4HgSRy4nFyX871H1A