Quand la mémoire des lieux rejoint la poésie
Pour ce troisième épisode de l’interview de Marcel Rabiller, l’ASMG a choisi de revenir au cœur même de son histoire : les marais de l’Île d’Olonne, paysages de son enfance et matrice profonde de son imaginaire poétique.
C’est ici, entre les canaux, les étiers et les salines, auprès d’André RAFFIN, que s’est forgé son regard attentif au vivant, aux rythmes naturels et à la relation intime entre l’homme et son environnement.
Les marais comme terrain de vie et d’apprentissage
Dans cette nouvelle séquence, Marcel Rabiller évoque son enfance passée dans les marais, un espace à la fois rude et généreux, où chaque geste avait un sens et chaque saison imposait sa cadence.
Il raconte les chemins parcourus à pied, les observations silencieuses de la faune, les jeux d’enfant au milieu des roseaux, mais aussi la présence constante du travail humain : celui des sauniers, des pêcheurs, des habitants des marais.
Ces souvenirs dessinent le portrait d’un territoire vivant, façonné par des générations d’hommes et de femmes, et profondément lié à l’identité vendéenne.
Les anguilles et les civelles, trésors discrets des marais
Marcel Rabiller évoque également les anguilles et les civelles, présences emblématiques des marais de l’Île d’Olonne et souvenirs marquants de son enfance. Ces poissons migrateurs, encore aujourd’hui présents dans nos marais, occupent une place essentielle dans les étiers et les canaux. Autrefois comme aujourd’hui, ils font partie intégrante du quotidien des habitants et témoignent de la richesse écologique de ce milieu singulier.
La pêche aux civelles, pratiquée avec patience et savoir-faire, rythmait certaines saisons et traduisait un lien étroit entre l’homme et les cycles naturels. À travers ces évocations, Marcel rappelle combien ces espèces sont indissociables de l’histoire locale, de l’économie traditionnelle et de la mémoire collective, tout en soulignant l’importance de préserver cet équilibre fragile qui permet leur présence durable dans les marais.
Une relation intime entre nature et culture
À travers ses mots, Marcel Rabiller met en lumière ce lien indissociable entre le paysage et la construction de soi. Les marais ne sont pas seulement un décor : ils sont un langage, une école de patience, d’observation et d’humilité.
Cette immersion précoce dans un milieu naturel complexe a nourri son rapport à l’écriture, à la poésie et à la transmission.
L’épisode 3 révèle ainsi comment l’enfance dans les marais a influencé durablement sa sensibilité artistique et son attachement à la préservation de ces espaces fragiles.
Mémoire vivante et transmission patrimoniale
En donnant la parole à Marcel Rabiller sur les lieux mêmes de son enfance, l’ASMG poursuit son travail de valorisation de la mémoire orale et du patrimoine immatériel des marais de Vendée.
Ces témoignages incarnés permettent de mieux comprendre l’évolution des usages, des paysages et des modes de vie, tout en soulignant l’importance de transmettre ces récits aux générations futures.
Les marais de l’Île d’Olonne apparaissent ici comme un patrimoine à la fois naturel, culturel et humain, dont la richesse repose autant sur la biodiversité que sur les histoires qu’ils abritent.
Découvrez l’épisode 3 de l’interview
Ce nouvel épisode s’inscrit pleinement dans la démarche de l’ASMG : faire connaître, comprendre et aimer les marais de l’Île d’Olonne à travers ceux qui les ont vécus de l’intérieur.
Et après ?
Les prochains épisodes poursuivront ce dialogue entre mémoire personnelle et histoire collective, en explorant plus encore l’évolution des marais, leur avenir et leur place dans le regard de Marcel Rabiller aujourd’hui.
Vous aussi, vous avez une histoire liée aux marais ?
Partagez-la avec nous, en texte ou lors d’une rencontre à programmer :
Remerciements
L’ASMG remercie chaleureusement l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation de ce troisième épisode :
- Marcel RABILLER et René CLOUTEAU, pour la sincérité et la richesse de ce témoignage,
- Christian BOUGIS pour l’organisation de cette belle interview,
- Stéphane RAFFIN de nous avoir permis l’accès à son marais à l’Île d’Olonne,
- Mélanie DURANTEAU, pour la réalisation et la sensibilité des images,
- L’association Les Acteurs Locaux en Mouvement de Vendée pour leur soutien.
- SmartRezo, pour la diffusion de ce contenu auprès du grand public.