INULE FAUSSE CRISTE (Inula crithmoides, Limbarda crithmoides, famille des Astéracées)

L’Inule fausse criste, une plante remarquable des marais de l’Île d’Olonne

Plante vivace des milieux littoraux, l’Inule fausse criste (Inula crithmoides, aujourd’hui souvent nommée Limbarda crithmoides), appartient à la famille des Astéracées. Cette espèce forme des touffes parfois abondantes sur les berges des marais salés et dans les prés-salés.

 

Elle est également surnommée Inule perce-pierre. Il est vrai, que dans le marais, lorsque le sol est plus caillouteux indiquant de probables veines de roches, son étendue est plus significative.

Les feuilles, étroites et charnues, sessiles (attachées à la tige), pourraient être confondues avec celles des Cristes marines.

Mais, ses petites fleurs jaunes éclatantes, sous forme de capitules (petites têtes) permettent clairement de l’identifier.

Son vert intense et ses fleurs jaunes à l’extrémité des robustes tiges de 30 à 70 cm, enchantent les berges de juillet à septembre.

Puis les fleurs produisent des fruits velus de type akène.

Une plante adaptée aux milieux salés

L’inule fausse criste prospère dans les milieux ensoleillés du haut des prés-salés et sur les berges de nos marais, mais aussi, sur les falaises exposées aux embruns.

En France, très commune jusqu’au Sud du Morbihan, elle se raréfie progressivement vers le Nord. 

L’Inule fausse criste, poésie du marais

Ainsi, aux abords des cordes et des bossis,
Se dresse l’Inule fausse criste.

Fleur dorée au côté de la Statice et de l’Obione,
Elles se racontent des histoires que le vent colporte.

Compagne des abeilles et des papillons,
Son nectar est un don.

Ses pétales, comme des rayons de soleil,
Illuminent le réveil.

Promesse d’une journée d’été brûlante,
L’inule se tiendra, fière et rutilante.

Rôle écologique et usages

 

On ne lui reconnaît pas de véritables vertus médicinales et par conséquent, elle n’aurait pas d’usage thérapeutique. 

Toutefois, les jeunes feuilles sont comestibles crues ou cuites. 

Dans la nature, elle joue son rôle dans l’écosystème du marais: source de nectar pour de nombreux pollinisateurs, racines relativement profondes maintenant le sol.

Le regard historique et scientifique de Patrick Mioulane (Rédacteur en chef de News jardin TV)

L’Inule fausse criste est décrite dès 1753 sous le nom Inula crithmoides par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778) dans son ouvrage majeur Spécies Plantarum. Mais, suite aux travaux publiés en 1827 par le comte Barthélémy Charles Joseph Dumortier (1797-1878), botaniste et zoologiste belge qui fut également ministre, la plante porte officiellement le nom de Limbarda crithmoides.

Le genre Limbarda (2 espèces) est créé en 1763 par le botanisme français Michel Adanson (1727-1806). Le genre Inula réunit 118 espèces de vivaces herbacées, parfois sous-arbustives, quelques fois annuelles et bisannuelles, originaires des régions tempérées et subtropicales d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Dans nos jardins, on cultive:

  • surtout, Inula helenium, la grande aunée, pour ses capitules jaune vif de 5 à 8 cm de diamètre, qui s’épanouissent en juillet-août et dont les racines sont utilisées en médecine comme expectorant

  • Inula magnifica, qui atteint 2 m de haut et porte des inflorescences mesurant jusqu’à 15 cm est aussi appréciée.

Sources : 

Photos : Jean-François CAHUEAU

Textes : 

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